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Intervention de l'Administrateur Délégué l'UNIKIN et l'UPC

I. INTRODUTION

En réponse la demande des étudiants de lUniversité Protestante au Congo, UPC ainsi que de la faculté Polytechnique de lUniversité de Kinshasa, lAdministrateur Délégué de la SNEL a animé deux conférences-débats, le vendredi 25 avril et le samedi 3 mai 2014 sur la problématique de la desserte en énergie électrique en RDC : cas de la ville de Kinshasa pour le étudiants de lUPC et sur la 2ème ligne Inga-Kinshasa pour ceux de lUNIKIN.
LAdministrateur Délégué voulait éclairer la lanterne de cette frange des consommateurs appelés assurer la relève en RDC.

II. LES CONFERENCES

A lUniversité Protestante au Congo, lAdministrateur Délégué a plus fait parler les chiffres en termes de Mégawatts disponibles. Il a rapproché la RDC de lAfrique du Sud, jadis première puissance industrielle dAfrique, aujourdhui rattrapée par le Nigéria. Elle dispose de 40.000 MW alors que la RDC, avec ses 60 millions dhabitants, na que 2.500 MW.
Doù, son taux de desserte le plus bas, soit 10%, malgré ses énormes potentialités hydroélectriques.
Un bref aperu des centrales (Puissance installée et disponible); des lignes de transport et du réseau de distribution avait été fait en faveur de son auditoire.
En effet, si Zongo et Sanga suffisaient pour alimenter correctement Kinshasa en énergie avant 1960, il fallait lapport dInga I et II en 1972 et 1982 pour répondre aux besoins de la ville et des industries qui devaient y être installées.

Lextension de la ville ainsi que lexplosion démographique on fait accrotre la demande et ont mis SNEL dans une condition de déficit énergétique. A ceci sajoute la vétusté des infrastructures qui nont subi aucune réhabilitation depuis plus de 30 ans.
Par ailleurs, la demande de Kinshasa se chiffre aujourdhui 1000 MW ; et lunique ligne de transport dénergie Inga-Kinshasa dont la capacité de transit est limitée 460 MW nest plus mesure de satisfaire la consommation de la métropole suite sa saturation.
Cette contrainte de limitation sera bientôt levée avec la mise en service imminente de la 2ème ligne Inga-Kinshasa.
Au-del, Zongo II dans le Bas-Congo, Katende dans le Kasa et Kakobola dans le Bandundu sont autant dactions pour augmenter loffre.
Cest en effet cause du déséquilibre entre loffre et la demande quest né le phénomène délestage tant décrié par la population, bien quinévitable létape actuelle.
Il sest avéré dans les débats lUPC que la couverture de Kinshasa en énergie fiable exige une bagatelle somme de 3 milliards de dollars américains pour les réhabilitations des centrales et des réseaux de distribution.
Aujourdhui, des actions denvergure sont déployées pour améliorer la desserte en électricité.
Pendant cette période de grands travaux et en attendant les Mégawatts du grand Inga, certaines attitudes sont recommandées, notamment, une certaine discipline liée léconomie dénergie au travers lutilisation des lampes faible consommation, la planification dans lutilisation de lénergie, le choix judicieux dans lalimentation en énergie, tel que la relevé lAdministrateur Délégué de la SNEL lors du débat lUPC.

Bien plus, labonné SNEL est appelé participer aux frais par le paiement régulier de ses factures de consommation et surtout accompagner SNEL, patrimoine national dans son combat sur lapplication des prix réels ; dautant plus quelle nexporte pratiquement plus son produit. Mais par obligation historique, elle alimente certaines localités frontalières.
Par contre, pour combler le déficit dalimentation des miniers, SNEL importe lélectricité de la Zambie et du Zimbabwe depuis 2011, alors que de 1990 1996, quand toutes les machines dInga 1 et 2 marchaient, SNEL a exporté vers quelques pays africains dont lAfrique du Sud et le Congo Brazza.
A la faculté polytechnique, il a été question de la 2ème ligne, celle qui viendra en appui la ligne existante. Elle a pour but de sécuriser lalimentation de Kinshasa et de supprimer progressivement le délestage lié la saturation de la 1ere ligne Inga-Kinshasa de transport dénergie.
Les préoccupations des étudiants avaient trait la maintenance des ouvrages, lutilisation par SNEL des nouveaux engagés provenant de la polytechnique ainsi qu lintroduction de nouvelles sources dénergie.
Le conférencier a rassuré son auditoire en ce qui concerne la maintenance. Les préalables posés par les bailleurs de fonds avaient déj pris en considération ce volet. Un compte maintenance est ouvert cet effet.
Quant aux nouveaux engagés qui sont entrain de prester, il est encore tôt de parler de leur évaluation.
Par ailleurs, bien que lhydroélectricité soit la seule ressource propre, SNEL pense également aux énergies renouvelables, notamment le gaz dexploitation pétrolière de Muanda, le gaz méthane du lac Kivu ainsi que le charbon du Katanga.
Toute la RDC est prise en charge par la politique énergétique gouvernementale ; Zongo, Katende et Kakobola faisant foi.

III. CONCLUSION

Face aux étudiants avertis et informés et un Administrateur Délégué capable de parler le langage universitaire, la qualité du débat a été la hauteur de la matière dispensée.
A lUPC comme la polytechnique, personne na vu passer le temps. Il était opportun de porter la connaissance des étudiants les efforts fournis par la Société Nationale dElectricité dans lamélioration de la desserte électrique tant Kinshasa que dans larrière pays ainsi que les échéances fixées pour la matérialisation des projets dont la deuxième ligne Inga-Kinshasa.

IV. PROPOSITIONS

Ayant pris vent de ce qui sest passé dans les 2 institutions universitaires susmentionnées, les étudiants de lInstitut Supérieur des Techniques appliquées, ISTA en sigle ont amorcé la procédure dinvitation lAdministrateur Délégué de la SNEL pour une autre conférence dont le thème sera en rapport avec le délestage.

Fait Kinshasa, le 20 mai 2014

Joséphine WANDAY
Publié le 29 Août 2014 - consulté 1397 fois