FLASH

Notre Histoire

La Société Nationale d'Electricité (SNEL) est un établissement public industriel et commercial doté de la personnalité juridique. Son siège social se trouve à Kinshasa dans la Commune de la Gombe, sise Avenue de la Justice n° 2382.

L'histoire de la SNEL remonte de l'époque coloniale, à partir de la découverte du fleuve Congo, ce qui donna aux autorités coloniales les perspectives de créer l'Institut d'Inga mettant en ?uvre le projet de construction des vastes barrages et centrales hydro électriques.
Des sociétés de production et de distribution d'énergie électrique seront installées à savoir : "FORCES DE L'EST", "FORCES DU BAS" et "COGELIN" dans lesquelles d'ailleurs la colonie du Congo-Belge c'est-à-dire l'Etat congolais avait, sur le plan capital, souscrit une large majorité des parts sociales soit sur un capital total de deux "FORCES" réunies de Francs congolais 1.494.000.000 soit Z(anciens zaïres) 1.494.000 l'Etat était actionnaire pour Z. 1.429.980 et les "Privés" pour Z. 64.020 . Par ailleurs, dans COGELIN l'Etat avait 25.500 actions contre 24.500 parts pour les actionnaires privés.

Outre celles-ci, il y avait aussi la Société Générale Congolaise des Forces Hydro électriques (Sogéfor) et la Société Générale Africaine d'Electricité (Sogélec) comme filiales de la Gécamines, et la Compagnie d'Electricité de Kinshasa (Coméctrik), soit au total six sociétés dans le secteur d'électricité.
Toutes ces sociétés évolueront seules dans ce secteur jusqu' en 1970, année au cours de laquelle la Société nationale d'électricité (SNEL) sera créée sur Ordonnance-loi n°70/033 du 16 mai 1970, avec comme objet :
  1. de capter et d'utiliser les eaux du fleuve Congo dans la région d'Inga pour la production d'énergie électrique ou à toutes autres fins;

  2. de construire, équiper ou exploiter par elle-même ou par des tiers, pour elle-même ou des tiers, tous ouvrages, installations et usines pour le captage des forces hydrauliques ou l'utilisation de sources énergie ;

  3. de produire par tous moyens, transporter, transformer, et utiliser de façon quelconque, l'énergie électrique sous toutes ses formes ;

  4. de vendre et d'utiliser elle-même l'énergie produite.

En effet, au lendemain de l'inauguration d'Inga I, la SNEL qui jusque-là n'assurait que les responsabilités de "Maître d'oeuvre" dans le cadre des travaux d'aménagement du site, verra le 24 novembre 1972, se compléter son objet social par la mise en exploitation du premier barrage d'Inga, le transport et la fourniture de l'énergie produites aux centres de consommation.

Dès lors, une question se posera de savoir si la SNEL devait partager ce rôle avec les sociétés précitées.

Réunies le 28 novembre 1972, les Assemblées Extraordinaires de trois premières sociétés avaient, après avoir entendu le point de vue de l'Etat, voté la résolution de mise en dissolution des sociétés "FORCES" et "COGELIN" et le rachat des parts des actionnaires privés par l'Etat; lequel cédera la totalité des biens meubles et immeubles des sociétés dissoutes à la SNEL.

Le secteur de production de l'énergie électrique qui sera concentré entre les mains de la SNEL, société d'Etat, il deviendra alors inadmissible pour l'Etat de laisser les sociétés privées sur lesquelles d'ailleurs il avait la "mainmise" pour cause des compromissions de leurs sociétés-mères s'occuper de l'opération la plus rentable, à savoir la distribution de l'énergie électrique.

Aussi, le Gouvernement décidera-t-il le 2 février 1973, la reprise de la Coméctrik par une société du groupe I.G.P.

Après les négociations avec les représentants des actionnaires, les meilleures hypothèses de reprise tenant compte des conditions d'efficacité et de la nécessité d'amortissement d'important capitaux investis ou à placer dans la production et la distribution de l'énergie électrique, concluront en faveur de l'absorption de la Coméctrik par la SNEL.

Les mesures économiques du 30 novembre 1973 en explicitant entre autre choses l'esprit de l'Ordonnance-loi n° 67/01 bis du 1er janvier 1967, se rapportant aux filiales de l'Union minière, viendront parfaire l'effort de restructuration entrepris dans le secteur de l'énergie.

En effet, les décisions antérieures (celles de dissolution) n'avaient pas d'effet sur la Province minière du Katanga, qui était et qui est encore la plus grosse consommatrice de l'énergie électrique. Car les sociétés filiales de la Gécamines, Sogéfor et Sogélec, continuaient au Katanga de s'occuper respectivement de la gestion des centrales hydro-électriques appartenant à la Gécamines et de la distribution du courant produit par lesdites centrales.

Pour l'Etat, pareilles situation, si elle perdurait, rendrait difficile l'accomplissement de la mission de la SNEL, une fois terminée en 1976, la ligne à Haute Tension Courant continu Inga-Shaba. Seule la reprise une fois encore des activités des sociétés Sogéfor et Sogélec par une Société d'Etat spécialisée en matière d'énergie électrique offrait des meilleures garanties et présageait pour l'avenir.

Sous cette optique, la restructuration du secteur énergétique avait traduit l'importance que l'Etat Congolais attachait à s'assurer le contrôle direct de la production et de la distribution de l'électricité, matière stratégique dans le développement économique et social du pays.

Sur le plan fonctionnel, entre "l'autonomie" des activités reprises et leur "intégration directe" au sein de la SNEL, l'Etat optera pour cette dernière formule. Ce choix se justifiera par le fait que la première formule sous forme plus ou moins poussée de "filiale" favoriserait les intrigues et poserait de sérieux problèmes techniques des "frontières" au niveau du transport et de la distribution, alors que l'intégration pure et simple outre qu'elle éliminait les inconvénients de la filiation présentait l'avantage de donner une réponse immédiate aux problèmes financiers et juridiques.

C'est ainsi que, dans le but de régulariser, sur le plan légal, le rôle plénier que jouait efficacement la SNEL depuis la mise en exploitation d'Inga I, ensuite de concrétiser les mesures économiques du 30 novembre 1973 en ce qu'elles touchaient au domaine de la production et de la distribution de l'énergie électrique au Congo, deux textes officiels seront rendus publics en 1974 à savoir : l' Ordonnance-loi n° 74/023 du 09 février 1974 portant le statut de la Société Nationale d'Electricité, qui redéfinira en son article 1er son objet comme suit: la production, le transport et la distribution d'électricité sur toute l'étendu du territoire national et abrogera en son article 23 Titre V, l'Ordonnance-loi n° 70/033 , et la Loi n° 74/012 du 10 juillet 1974 portant dissolution de six sociétés et portant reprise par la SNEL des biens, droits, obligations et activités de ces sociétés, qui sortira ses effets à partir du 1er janvier 1974.
Publié le 09 Avr. 2014consulté 11162 fois